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Les usagages vidéos occupent l’essentiel du trafic

Comme on l’a déjà vu, notre consommation numérique ne cesse d’augmenter. Quand on regarde la quantité de données qui transitent, on constate qu’elle double tous les trois à cinq ans. Cette forte croissance a évidemment de gros impacts environnementaux.

Graphique présentant l’évolution du trafic internet de 2009 à 2022.

Source: Cisco Visual Networking Index .

Or la vidéo représente deux tiers du trafic. Il convient donc de se poser la question : Comment faire pour limiter son empreinte environnementale liée au visionnage des vidéos en ligne ?

Répartition du trafic internet : 66% pour la vidéo et seulement 2,3% pour les messages

Source Sadnvine GIPR 2023 .

Parmi ces flux vidéos, vous allez probablement reconnaître certains services que vous utilisez (entre parenthèse leur contribution au trafic mondial) :

  • Netflix (14,9 %)
  • Youtube (11,6 %)
  • Disney+ (4,5 %)
  • Tik Tok (3,9 %)
  • Amazon Prime (2,8 %)
  • Hulu (2,4 %)

Que peut-on faire ?

Réduire la quantité de vidéos regardées

La première solution, c’est de moins regarder de vidéo. Évidemment, l’idée ce n’est pas forcément d’arriver à aucune vidéo. Il faut d’abord se concentrer que les flux vidéos inutiles. Voici quelques pistes :

Désactiver la lecture automatique des vidéos

Parmi les vidéos rarement utiles, il y a notamment les en-têtes de site et les publicités vidéos qui sont souvent jouées alors qu’on ne le regarde pas.

Il est possible de paramétrer son navigateur pour qu’il ne lise pas les vidéos automatiquement :

Malheureusement ces solutions ne sont pas fiables à 100 %. Dans de certains cas, même si la vidéo n’est pas lue, elle est téléchargée.

Contrôler ses habitudes

Les grandes plateformes ont réussi à mettre en place une mise en avant du contenu plutôt addictive. Je pense notamment aux Stories qui existent maintenant un peu partout (Youtube, Facebook…). On passe de l’une à l’autre sans se rendre réellement compte du temps passé et du nombre de vidéos visionnées.

Il faut être attentif à ses usages. Ai-je bien choisi le contenu que je consulte ? Ou suis-je en train de me laisser guider par une plateforme ?

Dans cette logique, je vous recommande de ne pas permettre la lecture automatique de l’épisode suivant sur Netflix ou Amazon Prime. Voici comment faire . Cette logique s’applique également à Youtube

Favoriser les podcasts

Il y a de nombreux podcasts (émissions audios) sur beaucoup de sujets différents disponibles sur de nombreuses plateformes. Les flux audios sont largement moins conséquents que les flux vidéos. Si l’image n’est pas indispensable, je recommande donc de se tourner vers ces contenus.

Si vous avez l’habitude de mettre une vidéo lors de certaines activités (faire la cuisine, déjeuner, s’occuper du linge, se préparer le matin…), il s’agit d’une excellente alternative.

Optimiser les visio-conférences

N’allumer sa webcam que lorsque c’est utile. Ne partager son écran que lorsqu’il y a quelque chose à montrer.

Désactiver la lecture automatique des vidéos sur les réseaux sociaux

Beaucoup de réseaux sociaux proposent le lancement automatique des contenus vidéos dans le flux. Mais la plupart propose également une option qui permet de ne lire les vidéos qu’au clic. Voici comment faire sur :

Réduire la qualité des vidéos regardées

L’autre levier pour limiter l’empreinte environnementale des vidéos en ligne, c’est de diminuer la qualité des vidéos.

Chaque plateforme propose une option pour contrôler la qualité des vidéos que l’on regarde. En fonction de la qualité demandée, la taille de la vidéo pour varier du simple au quadruple. Il est donc intéressant de vérifier jusqu’à quel niveau vous êtes prêt.e à la baisser.

Sur Youtube, on peut choisir la qualité de la vidéo à chaque lecture

Voici comment faire sur les différentes plateformes :

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