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En décembre 2023 s’est déroulée la 28e conférence des Nations Unies sur les changements climatiques à Dubaï. Le choix du lieu et de la présidence ont donné lieu à quelques critiques puisque l’économie des Emirats Arabes Unis repose pour beaucoup sur les énergies fossiles (environ 30% d’après BPI France ) et que le président, le sultant Al Jaber est le PDG d’une compagnie pétrolière. Paradoxalement, il se trouve que les Emirats Arabes Unis sont aussi un pays qui risque de beaucoup souffrir du dérèglement climatique.

Au final, on pourra dire que cette conférence a plutôt permis de faire avancer les choses dans le bon sens environnemental, même si cela reste trop lent pour appréhender le futur avec sérénité. Voici les principaux “engagements” (engagement est mis entre guillemets car, aucun des accrods proposés n’est réellement contraignant) :

Bilan mondial

Conformément aux accords de Paris (2015 - COP 21), un bilan mondial a été publié par l’ONU en septembre 2023. Ce bilan montre qu’il y a un ralentissement des hausses de températures mais qu’il reste encore un bel effort à fournir.

Eloignement des énergies fossiles

Le texte final invite les signataires à

transitionner hors des énergies fossiles dans les systèmes énergétiques, d’une manière juste, ordonnée et équitable, en accélérant l’action dans cette décennie cruciale, afin d’atteindre la neutralité carbone en 2050 conformément aux préconisations scientifiques

Au délà de la formulation, on peut se réjouir un objectif clairement stipulé : “atteindre la neutralité carbone d’ici 2050”. Cependant encore une fois, il est difficile de parler d’engagement étant donné qu’il n’y a aucune obligation ou de sanction prévue…

Tripler la production d’énergies renouvelables d’ici 2030

Adopté par l’ensemble des pays, cet engagement vise à tripler la capacité mondiale des énergies renouvelables (principalement éolienne et solaire). Cet engagement est encore une fois non contraignant, les pays n’ont aucune obligation ou incitation pour participer à l’effort.

Tripler la production nucléaire d’ici 2050

22 pays dont la France et les Etats-Unis se sont mis d’accord pour augmenter leurs ambitions nucléaires. Cela doit se concrétiser par l’ouverture de nouveaux réacteurs, la création de réacteurs modulaires (plus petits) et la prolongation de la durée de vie des centrales actuelles.

Fonds spécial : pertes et dommages

Il s’agit d’un fond permettant aux pays les plus touchés de faire face aux conséquences du dérèglement climatique. Ce fond ne prévoit pas d’obligation à participer au fincancement ni même de contribution cible.

Toutefois les pays occidentaux ont d’ores et déjà promis d’y verser 700 millions de dollars .

Conclusion

Cette conférence aura permis de rassembler en incluant les principaux acteurs des énergies fossiles. Si on peut regretter l’absence d’accord contraignant ou obligatoire, on peut toutefois se réjouïr que les grandes lignes sont posées pour le climat. L’avenir nous dira si elles seront suivies…

Il faut noter que les COP ont pour sujet le changement climatique. Il reste donc tous les autres enjeux environnementaux à adresser…

Les limites planétaires

Les limites planétaires (voir l’ article associé de Bon Pote )

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